ITURI : L’OIM appuie la cartographie des centres de formation professionnelle des zones frontalières dans les territoires de Djugu, Irumu, Mahagi et Aru

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Photo de famille prise à Mahagi dans la Chefferie de War Palara, © RADPI DRC, juin 2026

Photo de famille prise à Mahagi dans la Chefferie de War Palara, © RADPI DRC, juin 2026

Ituri, juin 2026, Dans le cadre de la mise en œuvre du projet « Renforcement de la coopération transfrontalière, de la stabilisation et de la résilience des zones frontalières entre la République Démocratique du Congo et la République de l’Ouganda , Borderlands, de l’Union européenne mis en œuvre par l’Organisation Internationale pour les Migrations OIM, en partenariat avec RADPI, a lancé une mission de cartographie des centres de formation professionnelle situés dans les territoires de Mahagi, Aru, Djugu à Tchomia et Irumu à Kasenyi, en province de l’Ituri.

Cette activité s’inscrit dans la continuité des interventions menées par l’OIM pour renforcer les opportunités économiques et la résilience des communautés frontalières de la province de l’Ituri. Elle vise à identifier les structures d’encadrement professionnel existantes et à évaluer leur capacité à prendre en charge les petits commerçants, les jeunes et les femmes, dans le but de développer des programmes de formation adaptés aux besoins locaux. Cette cartographie permettra également de constituer une base de données actualisée des opportunités disponibles dans les zones d’intervention du projet, afin d’orienter les bénéficiaires vers les filières les plus pertinentes.

La province de l’Ituri demeure confrontée à une insécurité persistante, aux déplacements de populations et à la pauvreté, autant de facteurs qui limitent l’accès des jeunes, des femmes et des petits commerçants transfrontaliers à des opportunités économiques durables. Le renforcement de l’offre de formation professionnelle constitue à cet égard un levier essentiel pour favoriser l’autonomisation économique des populations les plus vulnérables, y compris les personnes déplacées internes, et pour consolider la stabilité des zones frontalières.

Lors d’un atelier tenu à Mahagi, dans la chefferie de War Palara, l’Administrateur militaire du territoire a réaffirmé l’importance de cette démarche :

« La formation professionnelle et l’autonomisation économique ne sont pas de simples projets ; elles sont les piliers sur lesquels nous bâtirons la résilience et la cohésion de nos communautés frontalières. En unissant nos efforts autour de cette cartographie, nous ne nous contentons pas de recenser des structures, nous ouvrons des perspectives concrètes d’avenir pour nos jeunes, nos femmes et les plus vulnérables d’entre nous, transformant ainsi nos frontières, autrefois zones de fragilité, en véritables espaces d’opportunités et de stabilité partagée. »

Lancement de l’activité par l’Administrateur militaire DISANO LALUA Jacques, à Mahagi, © RADPI DRC, juin 2026

Les autorités locales et les leaders communautaires des territoires de Mahagi, Aru, Djugu à Tchomia et Irumu à Kasenyi ont participé activement à ces activités, qui ont permis d’analyser les capacités des centres recensés, les filières proposées, ainsi que les conditions d’accès et la couverture géographique de ces structures.

À travers une démarche de terrain, les équipes de l’OIM et de RADPI ont procédé à l’analyse des capacités des centres de formation identifiés, des filières proposées, ainsi que des conditions d’accès et de la couverture géographique de ces structures. Des groupes de discussion ont également été organisés, notamment à Djugu dans le village de Tchomia, afin de recueillir les perspectives des communautés locales sur l’offre de formation existante et les besoins non couverts.

Photo de groupe de discussion prise à Djugu dans le village Tchomia, © RADPI DRC, juin 2026

Cette phase de cartographie a permis de dresser un premier inventaire des centres de formation professionnelle opérationnels dans les zones frontalières ciblées, ainsi que d’esquisser une base de données destinée à orienter les futurs bénéficiaires du projet vers les filières les plus adaptées à leurs profils et aux réalités du marché local.

Le projet Borderlands s’inscrit dans une dynamique de stabilisation durable des zones frontalières. En renforçant les opportunités économiques et en favorisant la cohésion sociale, il contribue à prévenir les conflits et à bâtir une paix durable entre les communautés des deux côtés de la frontière.

À travers cette initiative, l’OIM réaffirme son engagement aux côtés des autorités provinciales, des administrations territoriales et de son partenaire RADPI : en favorisant l’accès des jeunes, des femmes et des populations vulnérables à une formation professionnelle adaptée, le projet Borderlands contribue à transformer ces zones, autrefois marquées par la fragilité, en véritables espaces d’opportunités et de stabilité partagée entre les communautés congolaises et ougandaises.


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